Savoir ce qu'un outil a le droit de faire dans un recrutement
Le recrutement est un domaine surveillé : il décide de l'accès à l'emploi. Les outils de sélection y sont considérés comme sensibles par le droit européen, et un candidat écarté peut demander sur quoi la décision repose. Acheter d'abord et se poser la question ensuite revient à découvrir le cadre au pire moment.
Pouvoir répondre à quatre questions pour chaque outil en place : qu'est-ce qu'il produit exactement (un tri, une note, un résumé ?), sur quelles données, qui prend la décision après lui, et qu'est-ce que le candidat en sait. Savoir que le règlement européen sur l'IA classe ces systèmes parmi les usages à haut risque et interdit la reconnaissance des émotions au travail : à confirmer avec votre juriste pour les obligations et le calendrier qui vous concernent. Et savoir refuser une démonstration commerciale dont l'éditeur ne peut pas expliquer sur quoi repose sa note.
Le tri « juste pour gagner du temps », qui écarte l'essentiel des candidatures avant toute lecture humaine. Ce n'est pas une préparation, c'est la décision : personne ne repêche jamais un dossier déjà classé en bas de pile.