Poser la frontière des données salariés
Un dossier RH contient ce qu'une entreprise détient de plus sensible sur une personne : arrêts de travail, avis d'aptitude, aménagements de poste, éléments disciplinaires, rémunération, situation familiale, parfois appartenance syndicale. Coller l'un de ces éléments dans un service en ligne, même « pour reformuler un courrier », est le geste qui expose le plus l'employeur.
Tenir une liste écrite et courte de ce qui ne sort jamais : santé et absences, procédures disciplinaires, alertes et signalements, rémunérations nominatives, représentation du personnel, évaluations individuelles. Savoir travailler sur des cas neutralisés — « un salarié, cadre, ancienneté de plusieurs années » — puis réinjecter les éléments réels dans votre propre document. Et savoir que la neutralisation n'est pas seulement le nom : dans une équipe de six personnes, un poste et une date d'entrée suffisent à identifier quelqu'un.
L'outil intégré à la suite bureautique de l'entreprise, qui donne le sentiment que la question est réglée en interne. La bonne question n'est pas « est-ce le même éditeur ? » mais « quel contrat couvre ce traitement, où sont les données, qui y accède et pour combien de temps ? ». La réponse se demande à votre DPO ou à votre direction informatique, par écrit.