Savoir ce que vous livrez, ce que vous cédez et ce que vous garantissez
Un client vous demandera si le texte est « original », s'il peut le déposer, s'il peut être pénalisé. En droit français, la protection par le droit d'auteur suppose une œuvre originale portant l'empreinte de la personnalité de son auteur : un texte produit sans intervention créative humaine n'y accède pas, et le statut d'un texte partiellement généré n'est pas tranché de façon uniforme. Vous ne pouvez donc pas céder à l'aveugle des droits sur ce que vous n'avez pas écrit.
Avoir une position écrite, dans votre devis et vos conditions : ce qui est rédigé, ce qui est assisté, ce que vous garantissez (que les faits ont été vérifiés, qu'aucun passage n'est recopié d'une source) et ce que vous ne garantissez pas. C'est aussi savoir demander à un client, avant de commencer, s'il a une règle interne sur l'usage de l'IA : certaines rédactions et certains services communication en ont une, et l'ignorer coûte un contrat.
Promettre une « garantie 100 % humain » pour rassurer. Elle est invérifiable dans les deux sens et vous expose : il suffit qu'un client passe votre texte dans un détecteur — dont la fiabilité n'est pas établie — pour que vous ayez à prouver l'improuvable. Mieux vaut décrire votre méthode que promettre une pureté.